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Combien coûte un « bon » repérage avant-travaux ?

October 7, 2018

Toujours délicat -pour ne pas dire périlleux d‘avancer une estimation chiffrée. Si un prix au ras des pâquerettes se révèle souvent synonyme d'un repé...

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Diagnostic mérule Lille 59000 | CASADIAG EXPERTISES

Diagnostic Mérule Lille

 

Diagnostics Mérule Lille

 Pourquoi choisir un cabinet indépendant  :

- pour un repérage parasitaire professionnel et impartial, en toute indépendance des entreprises spécialisées dans le traitement curatif.

- pour  un avis impartial et libre de tout intérêt, avant de programmer des travaux de rénovation ou de traitement.

 

En effet pour éviter d'être piégés par une pratique peu scrupuleuse et qui va probablement se généraliser d'ici peu. Il s'agit de l'attaque de la mérule ; champignon qui aime détruire le bois. Mais, si d'entrée l'artisan spécialisé, très ouvert, vous annonce, de visu, la mérule, n'hésitez surtout pas à vous adresser à notre cabinet. Le résultat peut vous surprendre agréablement et vous éviter ainsi des frais considérables qu'on vous annonce néanmoins remboursables par votre assurance. L'analyse est faite aussitôt, les conseils vous sont prodigués.

S'agissant d'un cabinet indépendant, il n'y a donc pas conflit d'intérêt.

Vous aurez ainsi l'assurance d'engager les travaux strictement nécessaires aux attaques éventuelles de parasitaires tels que repérés par notre technicien.

 

Nous assurons les expertises et diagnostics mycologiques dans le Nord 59-62 et ces expertises peuvent être doublement confirmées par une analyse de laboratoire. Ces expertises sont recevables auprès d'un tribunal.

Très souvent, on me pose la question de la recevabilité d'une expertise non contradictoire ( expertise effectuée sans la présence de toutes les parties) devant un Tribunal.


En effet, certains juristes mal informés ( et même certaines juridictions, parfois...) soutiennent que seule une expertise contradictoire ordonnée par un juge serait recevable devant les tribunaux ....

Il n'en est rien, car les juridictions considèrent de plus en plus souvent que l'expertise amiable ( ou de partie, ou encore unilatérale ) est un élément de preuve recevable , charge au défendeur d'apporter la preuve contraire par une éventuelle contre expertise ou la demande d'une ordonnance désignant un expert judiciaire en vue d'une expertise contradictoire.

C'est d'ailleurs une position que la Cour de Cassation a enterriné par   deux fois :
Aussi, dorénavant, tous mes rapports d'expertise comportent-ils la  mention suivante:

"La présente expertise unilatérale concourt ainsi à l'exercice du droit   à la preuve de vos dommages. La Cour de Cassation a reconnu la recevabilité de l'expertise unilatérale comme élément de preuve.
(Cassation : Chambre Civile – Arrêt n°412 du 5 Avril 2012 – Chambre mixte- Arrêt n° 271 du 28 septembre 2012)"

Les Champignons de pourriture

Plusieurs champignons sont capables de dévaster vos charpentes, escaliers, parquets ou solivages en quelques mois seulement. Ces champignons, dit « lignivores », appartiennent à de nombreuses espèces présentes dans l’atmosphère sous forme de spores. Il suffit que toutes les conditions soient réunies ,durant un espace de temps plus ou moins long, pour que ces organismes prennent forme et entament leur destruction des bois d’œuvre. Les plus couramment rencontrés portent les noms communs de Mérule, Coniophore, Lenzite ou Polypore.
La phase ultime de dégradation des bois par les champignons est la pourriture. Trois grands types de pourritures sont à considérer en fonction de l’élément du bois mis à profit : la pourriture cubique ou brune, la pourriture fibreuse ou blanche et la pourriture molle.

La Mérule
Le Coniophore des Caves
Le Lenzite des Poutres
Le Polypore des Caves
La Pourriture Molle

 

La Mérule

 

 

 

 

La Mérule est un champignon de pourriture cubique. Son nom, dérivé du grec "merizo" (partager, fragmenter), rappelle la fragmentation du bois qu'elle provoque. Certains ont utilisé le nom au masculin, genre du nom latin qui lui fut donné au siècle dernier, mais l'usage du féminin lui a été appliqué depuis longtemps et par des mycologues de renom.

Les noms vernaculaires rencontrés en France sont "la mérule", "la mérule pleureuse" du fait des larmes colorées qu'exsude son mycélium ou encore "la mérule des maisons".
En fait, l'appelation "Mérule" se compose de plusieurs espèces de champignons. Nous vous présenterons, ici, celle qui nous concerne le plus, car la plus fréquemment rencontrée sous nos latitudes et également la plus dévastatrice : il s'agit de Serpula lacrymans.

Ce champignon lignivore, très cosmopolite, n'attaque que le bois d'œuvre, surtout les résineux mais fréquemment aussi les feuillus.

Serpula lacrymans se rencontre dans les zones tempérées de tout l'hémisphère Nord. Son apparition est en fait étroitement liée à l'humidification du bois. De plus si l'atmosphère est confinée, sa croissance sera favorisée.

Le développement de la mérule se décompose en 2 phases :


• Formation végétative : la germination de la spore produit une masse ouateuse blanche qui peut atteindre 5 à 50 mm d'épaisseur et qui peut prendre, sous une lumière diffuse, une teinte jaune canari. Il s'agit du mycélium primaire. Par fusion de mycélium issu de spores différentes, il se forme le un mycélium blanc très abondant parce que de croissance vigoureuse, le mycélium secondaire.
Suivant les conditions d'ambiance favorables et suivant la nature nutritive du substrat, ce mycélium évolue en format ou des masses ouateuses blanches parfois très volumineuses jusqu'à plusieurs mètres cubes ou des coussins plus ou moins épais, généralement de 2 à 4 cm d'épaisseur, passant au jaune, vert, rose ou violacé et acquérant avec l'âge une surface plus tenace de teinte ocre ou grise.

Le mycélium frais a généralement une odeur agréable de champignon comestible, mais a une saveur amère et est toxique.

C'est dans le mycélium que se forment des cordons mycéliens de plus en plus épais, ramifiés, cylindriques ou aplatis appelés, improprement, "rhizomorphes".

 

• La phase de fructifications : Serpula lacrymans est un champignon sexué. De la reproduction de deux individus naîtra un nouveau mycélium qui produira une ou plusieurs fructifications ou carpophores. De formes variées, plus ou moins étalées, pouvant s'étendre de quelques centimètres jusqu'à près de 2 mètres et de couleurs brun-rouille à jaunâtre vers le bord, les carpophore sont plaquées sur le bois. La surface fertile est plissée, alvéolée et composée des spores microscopiques présentes par milliards servant à reproduire l'espèce par dissémination.

Exemples de la 2ème phase de la Mérule "Fructifications"

Conditions de développement :
• Humidité du bois : la mérule se développe dans une humidité comprise entre 22 et 35%. A 35% d'humidité son développement est des plus rapides. Au-delà de 40%, elle cesse son développement.
• Température : la mérule se développe entre 7 et 20 °C. Son développement est optimal entre 20 et 26 °C, surtout en atmosphère confinée. Toutefois elle ne résiste pas aux températures plus élevées.
Il est requis une grande obscurité pour la phase végétative.
La phase de fructification demande un minimum de luminosité pour s'épanouir.
On remarquera le rôle particulier des cordonnets servant à transporter l'eau et pouvant traverser les murs et maçonneries sur plusieurs mètres.
La Mérule représente en fait environ 70% des cas de dégradations à l'intérieur des bâtiments en Europe du Nord.

En digérant la cellulose du bois, le champignon libère de l'eau qui augmente l'humidité du bois et accèlère l'attaque. L'hydrolyse de la cellulose entraîne une coloration brune du bois ainsi qu'un clivage suivant les trois plans rectangulaires. La consistance du bois devient sèche et cassante. C'est ce qu'on appelle "la pourriture cubique".

Exemples de Dégâts de la Mérule

 

 

 

Le Coniophore des Caves

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le Coniophore des Caves est également un champignon de pourriture cubique. Le nom scientifique est Coniophora puteana.
Cette espèce attaque les bois très humides avec une teneur en eau minimum de 30 %, teneur supérieure à celle admise par Serpula lacrymans.
Il se développe aisément dans l'obscurité et tout particulièrement dans les caves des habitations ou les cales des bâteaux.

Le développement du Coniophore des Caves se déroule en 2 phases :
• Formation végétative : le mycélium est jaune blanc, cotonneux, mais devient plus clairsemé en ambiance sèche. Lors de son vieillisement, le champignon se fonce et devient plutôt brun avec l'âge. il produit des cordonnets très fins de couleur brune puis noirâtre. La consistance du coniophore des caves est souple.

Exemples de "Formation Végétative" du coniophore des caves

Apparition des cordonnets bruns

• Fructifications : les fructifications sont plus rares dans le bâtiment qu'à l'extérieur, du fait de l'instabilité des conditions d'humidité élevée nécessaires à leur développement. Elles se présentent sous formes de croûtes membraneuses continues, épousant la surface du substrat, de contour irrégulier, pouvant mesurer de 1 à 30 cm, à la surface brun-ocre à brun-violacé et à périphérie blanc à jaune-brun.

Conditions de développement :
• Humidité du bois : le coniophore se développe dans une humidité minimum de 30 à 40 % Son développement est optimum si l'humidité est comprise entre 50 et 60%.
• Température : La température optimale pour son développement est de 24 °C et ne doit pas dépasser 35°.

Les cordonnets se développent sur les maçonneries, mais n'interviennent pas dans le transfert de l'eau.
Au sens botanique, le coniophore des caves est très prochede la mérule. Il peut être confondu avec ce dernier. Mais étant donné ses exigences en humidité, il est beaucoup moins fréquent.
Il s'attaque également tout aussi bien aux résineux qu'aux feuillus.

 

 

Le Lenzite des Poutres

Le Lenzite des Poutres dont les noms scientifiques sont Lenzites separia (Wulf.) Fr. ou Gloeophyllum sepiarium (Wulf.). Karst font parties des "Pourritures cubiques brunes".

Ce champignon lignivore qui est toujous rencontré à l'air libre est capable de résister facilement à des alternances d'humidité et de sécheresse. Ce champignon dégrade les barrières, les poteaux, les piles de pont et les lamellés-collés extérieurs.

Le développement du lenzite des poutres se décompose en 2 phases :
• Formation végétative (mycélium) : Le champignon lors de cette phase est de couleur jaune ou brunâtre. Il apparaît en masses cotonneuses.
• Fructifications : Dans cette dernière phase, le lenzite des poutres est jaune ou orange à l'état frais. On peut apercevoir des consoles de petites tailles à face supérieure rousse duveteuse. Sur la face inférieure les lames sont jaunes. Ces dernières peuvent être jointives et former des tubes réguliers.

Conditions de développement :
Le lenzite des poutres est très tenace. Il résiste à une humidité inférieure à 20% dans du bois secs et peut même se développer à des taux d'humidité très élevés (supérieurs à 50% !).

Il s'agit du champignon lignivore le plus répandu en France. Il est fréquent de le trouver sur les bois résineux et aussi sur le bois d'oeuvre à l'extérieur.

Ce champignon aime particulierement toutes les essences résineuses (aubier et duramen) qui se décomposent lorsqu'elles sont attaquées. Il est rare que le lenzite des poutres s'attaque aux bois feuillus mais ces derniers n'en sont pas exclus pour autant.

Au début de l'attaque le bois est jaunâtre. On aperçoit aussi un clivage selon les cernes annuels du bois. Le découpage lui est suivant les trois plans rectangulaires. Comme la mérule, le lenzite des poutres fait partie des "pourritures cubiques".

 

 

 

Le Polypore des Caves

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le Polypore des Caves dont les noms scientifiques sont Donkioporia expansa Desm. ou Phellinus megaloporus (Pers.) Hein font parties des "Pourritures fibreuses blanches".

Ce champignon lignivore sévit principalement dans les habitations. On le trouve principalement sur des bois feuilllus très humides, en particulier sur le chêne.

Le développement du polypore des caves se décompose en 2 phases :
• Formation végétative : Il apparaît comme un amas de mycellium de couleur blanc feutré épais sous forme de coussinets qui deviennent jaunâtre en vieillissant. Il prend alors une consistance coriace et dure. Contrairement à la mérule par exemple, ce champignon ne forme pas de cordonnets.
• Fructifications : Les fructifications se développent par dessus les formes végétatives. Ce sont des mamelons irréguliers, bruns, formés de longs tubes fins et disposés parfois en couches stratifiées.

Conditions de développement :
Son développement nécessite des taux d'humité très élevés, supérieurs à 40%.
Aussi il exige une température relativement élevée, supérieure à 25 °C. Son développement est le plus rapide lorsque la température avoisine 35 °C.
Ce champignon ne pousse que des des lieux obscurs, mal aérés et où le bois est recouvert.
Sa croissance s'effectue lentement en règle générale.

En France le polypore des caves représente 30% des cas de dégradations constatées dans les bâtiments. Les charpentes en feuillus sont les plus touchées.

Les bois feuillus (chêne, chataignier) sont les bois les plus souvent attaqués. Le duramen se décompose plsu rapidement que l'aubier.
Il est assez rare que ce champignon s'attaque aux bois résineux.

Pourriture Molle

Le représentant le plus fréquent de la Pourriture Molle est le Chaetomium globosum Kunz.

Les champignons entraînant la "pourriture molle" sévissent tout particulièrement dans les bois au contact du sol, les lattes des réfrigérants industriels et éventuellement les menuiseries extérieures soumises à des taux d'humidité anormalement élevés provocant une perte non négligeable des propriétés mécaniques.

Le bois attaqué paraît ramoli et a un aspect spongieux. La pourriture molle est de coloration noirâtre. On aperçoit aussi un découpage régulier du bois dans 2 directions perpendiculaires après séchage.

Conditions de développement :
Ce champignon se développe pour des humidités du bois très élevées (supérieure à 50%).
Les températures optimales de développement se situent entre 25 et 30 °C. La pourriture mollr résiste à de hautes températures (50 °C).
La présence de sels minéraux accélère la dégradation des bois au contact du sol ou sur les tours de réfrigération.

Les bois attaqués par la pourriture molle sont les feuillus (aubier de chêne, hêtre) qui sont dégradés en profondeur. Mais elle s'attaque aussi aux bois résineux dont les dégradations sont moins intense et plus superficielle.

La pourriture molle attaque donc dans des conditions très particulières.

 

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